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Le vent des rues est triste
le vent des cages
bon à briser
des parapluies

les fontaines asséchées
les lions de bronze dévorent
leur collier

combien de passages
encore sur cette terre
combien de mues
combien de peaux 
entassées dans l’amas
des feuilles mortes ?

Le ciel des villes siffle
il grouille de serpents.

*

Cécile A. Holdban